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Le Roi Singe dans le film d'animation chinois Havoc in Heaven (1961-1964), cel d'animation original.
Culture15 min de lecture

Donghua : l'animation chinoise qui rivalise avec le Japon

Guide complet du donghua (动画) : des frères Wan aux studios Bilibili, l'histoire méconnue de l'animation chinoise, ses chefs-d'œuvre et son essor international fulgurant.

La rédaction Kotoba Interactive

Studio éditorial

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Le 26 juillet 2019, dans une salle obscure de Pékin, un gamin aux yeux cernés de noir surgit à l'écran. Il a des crocs, une voix de voyou et un tempérament de volcan. Ce gamin, c'est , divinité millénaire du panthéon chinois, réécrite comme un délinquant cosmique dans Ne Zha (哪吒之魔童降世, Nézhā zhī Mótóng Jiàngshì) du réalisateur . En quarante-six jours, le film engrange 5 milliards de yuans (environ 750 millions de dollars), pulvérise tous les records du box-office chinois et devient le deuxième film d'animation le plus rentable de l'histoire hors États-Unis. Ce soir-là, une évidence s'impose : l'animation chinoise n'est plus une curiosité de festival. Elle est une puissance.

Pourtant, cette puissance n'est pas née en 2019. Elle a des racines qui plongent dans les années 1940, une histoire de pionniers oubliés, un âge d'or somptueux, une longue traversée du désert, puis une renaissance fulgurante que le monde commence à peine à mesurer.

Le mot : donghua#

Signification

est le terme chinois pour « animation ». (dòng) signifie « bouger, mouvoir » ; (huà), « dessin, peinture ». Littéralement : « dessins qui bougent ». Le terme est l'équivalent exact du japonais , mais les fans internationaux l'utilisent spécifiquement pour désigner l'animation chinoise, afin de la distinguer de l'anime japonais.

Les pionniers : les frères Wan et la naissance du donghua#

Princess Iron Fan : le premier long-métrage d'animation d'Asie#

L'histoire du donghua commence avec quatre frères : les : , , et . Nés à Nanjing au début du XXe siècle, ils découvrent l'animation américaine (les Fleischer Brothers, Disney) et décident de créer un art animé proprement chinois.

En 1941, en pleine guerre sino-japonaise, les frères Wan réalisent Princess Iron Fan (铁扇公主, Tiě Shàn Gōngzhǔ), adapté du roman classique Le Voyage en Occident (西游记). Avec ses 73 minutes, c'est le premier long-métrage d'animation d'Asie et le deuxième au monde après Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) de Disney. Le film est distribué dans tout le Japon occupé, où un jeune dessinateur du nom de le découvre dans un cinéma de Tokyo. Tezuka déclarera plus tard que c'est cette projection qui l'a poussé à créer de l'animation, ce qui fait des frères Wan une influence directe, quoique rarement citée, sur la naissance de l'anime japonais.

Le saviez-vous ?

Tezuka Osamu, le « dieu du manga », a reconnu dans ses mémoires que Princess Iron Fan des frères Wan avait été un choc esthétique pour lui à l'adolescence. L'influence chinoise sur l'anime japonais est l'un des secrets les mieux gardés de l'histoire de l'animation.

Shanghai, berceau de l'animation chinoise#

Après la guerre, les frères Wan s'installent à Shanghai, qui devient le centre névralgique de l'animation chinoise. En 1957, la République populaire de Chine fonde le , le premier studio d'animation public du pays. Sous la direction de , le studio va produire certaines des œuvres les plus originales de l'histoire de l'animation mondiale.

Passez à la pratique

Le donghua vous a donné envie de comprendre les titres en version originale ? Apprenez à lire 动画 (dònghuà, animation), (lóng, dragon) et le vocabulaire de la mythologie chinoise avec ChineseSRS et sa répétition espacée.

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L'âge d'or : quand la Chine inventait ses propres formes#

Havoc in Heaven : le chef-d'œuvre de Wan Laiming#

Le sommet du studio de Shanghai est Havoc in Heaven (大闹天宫, Dà Nào Tiāngōng), réalisé par Wan Laiming entre 1961 et 1964. Adapté lui aussi du Voyage en Occident, le film met en scène le défiant l'autorité céleste avec une jubilation contagieuse. Le style visuel est un manifeste : pas de copie de Disney, pas d'imitation occidentale. Le film puise dans l', la peinture chinoise traditionnelle, les masques de théâtre et les couleurs symboliques du folklore chinois. Chaque mouvement du Roi Singe évoque la gestuelle codifiée de l'opéra ; chaque décor semble sorti d'un rouleau de peinture de la dynastie Tang.

Havoc in Heaven remporte le prix spécial du jury au Festival international du film d'animation de Londres en 1978 et reste, pour beaucoup de critiques et d'animateurs, l'un des plus beaux films d'animation jamais réalisés.

L'invention de styles uniques#

Ce qui distingue le Shanghai Animation Film Studio du reste du monde, c'est l'invention de techniques d'animation sans équivalent :

  • : inspirée de la peinture shanshui (山水, « montagnes et eaux »), cette technique donne aux personnages et aux décors l'apparence de lavis à l'encre, avec des dégradés de gris, des blancs vaporeux et des noirs profonds. Le court-métrage Têtards à la recherche de maman (小蝌蚪找妈妈, 1960) et Impression de montagne et d'eau (山水情, 1988) sont les chefs-d'œuvre du genre, primés dans les grands festivals internationaux d'animation.

  • : inspirée de l'art populaire du , le papier découpé chinois. Les personnages, décors et accessoires sont découpés dans du papier, puis animés image par image. Le Singe et le crocodile (1958) ou Cochon Bajie mange une pastèque (猪八戒吃西瓜, 1958) illustrent cette tradition.

  • : le studio produisit également de remarquables films de marionnettes, héritiers du théâtre de marionnettes chinois vieux de deux mille ans.

Signification

désigne la technique de peinture à l'encre de Chine. (shuǐ) signifie « eau » ; (), « encre ». C'est la rencontre de l'eau et de l'encre sur le papier qui crée les dégradés, les flous et les vides si caractéristiques de la peinture chinoise classique, que le studio de Shanghai a réussi à animer pour la première fois au monde.

Nezha Conquers the Dragon King#

En 1979, le studio produit Nezha Conquers the Dragon King (哪吒闹海, Nézhā Nào Hǎi), un film de soixante-cinq minutes qui présente la version classique du mythe de Ne Zha : un enfant-dieu qui se sacrifie pour sauver son peuple du roi-dragon. Le film, vibrant de couleurs et d'une intensité émotionnelle remarquable, est présenté au Festival de Cannes en 1980 et reste l'un des films d'animation chinois les plus connus à l'international.


Le déclin : les années perdues (1990-2014)#

L'ombre de l'anime japonais#

Les années 1990 marquent l'effondrement de l'animation chinoise. Plusieurs facteurs convergent. La de Deng Xiaoping ouvre le marché chinois aux productions étrangères, et l'anime japonais (Dragon Ball, Sailor Moon, Slam Dunk, Saint Seiya) inonde les téléviseurs chinois. Une génération entière grandit en regardant des dessins animés japonais, pas chinois.

Parallèlement, le financement public de l'animation s'effondre. Le Shanghai Animation Film Studio perd son monopole et ses budgets. Les studios chinois deviennent des sous-traitants pour les studios japonais, coréens et américains : ils produisent les intercalaires et les décors des animes japonais, mais ne créent plus rien en propre. Le savoir-faire technique survit, mais la capacité créative s'éteint.

Les tentatives ratées#

Les années 2000 voient quelques tentatives de relance, la plupart décevantes. Des séries pour enfants comme Pleasant Goat and Big Big Wolf (喜羊羊与灰太狼, 2005) ou Boonie Bears (熊出没, 2012) rencontrent un succès commercial en Chine, mais leur qualité d'animation et leur profondeur narrative ne rivalisent pas avec les productions japonaises. Le donghua, aux yeux du public chinois comme international, reste synonyme de dessins animés pour enfants.


La renaissance : le donghua reprend son souffle (2015-présent)#

Monkey King: Hero Is Back, le point de bascule#

Tout change le 10 juillet 2015. Monkey King: Hero Is Back (西游记之大圣归来, Xīyóujì zhī Dàshèng Guīlái) sort dans les salles chinoises sans battage médiatique particulier. Le film, réalisé par avec un budget modeste de 60 millions de yuans (environ 8 millions d'euros), raconte la légende du Roi Singe dans une version sombre, mélancolique, où le héros a perdu ses pouvoirs et doit retrouver sa grandeur.

Le bouche-à-oreille fait le reste. Le film engrange 956 millions de yuans (environ 140 millions de dollars), un record pour un film d'animation chinois à l'époque. Plus important encore, il prouve qu'un public adulte existe pour le donghua, que la mythologie chinoise peut rivaliser avec les univers Marvel ou Disney, et que les studios chinois sont capables de produire une animation de qualité internationale.

Ne Zha (2019) : la consécration#

Quatre ans plus tard, Ne Zha (哪吒之魔童降世) de pulvérise tous les records. Avec 5 milliards de yuans au box-office chinois (750 millions de dollars), le film devient le plus gros succès de l'histoire du cinéma d'animation chinois et le deuxième film d'animation le plus rentable au monde hors États-Unis, derrière La Reine des neiges 2.

Le film réinvente le mythe de Ne Zha : au lieu d'un héros solaire, c'est un enfant rejeté, traité de monstre par son village, qui choisit de défier le destin. Le thème, « Mon destin m'appartient, pas au ciel » (我命由我不由天, wǒ mìng yóu wǒ bù yóu tiān), résonne profondément dans une Chine où la jeunesse questionne les attentes sociales. L'animation, produite par , la division animation du géant chinois , est spectaculaire : combats fluides, effets spéciaux saisissants, direction artistique qui puise dans la mythologie taoïste.

Le saviez-vous ?

Jiaozi, le réalisateur de Ne Zha, a passé trois ans et demi à produire le film avec une équipe de plus de soixante studios de sous-traitance. Il avait auparavant travaillé seul pendant trois ans sur un court-métrage de seize minutes, See Through (打,打个大西瓜), qui lui avait valu une notoriété dans les cercles d'animation chinois. Son pseudonyme, Jiaozi (饺子), signifie « ravioli chinois ».

Fog Hill of Five Elements : la claque visuelle#

En 2020, une série de trois épisodes de dix minutes chacun stupéfie la communauté de l'animation mondiale. Fog Hill of Five Elements (雾山五行, Wùshān Wǔxíng), réalisée par et son micro-studio , offre des scènes de combat d'une fluidité et d'une inventivité qui rivalisent avec les meilleurs épisodes de Naruto Shippuden ou Mob Psycho 100. Les fans d'anime du monde entier découvrent, médusés, que l'animation la plus impressionnante qu'ils ont vue depuis des années ne vient pas du Japon, mais de Chine.

Le style s'inspire de la peinture chinoise traditionnelle à l'encre : les décors sont des lavis, les mouvements des combattants évoquent les arts martiaux chinois, et les cinq éléments (五行, wǔxíng : métal, bois, eau, feu, terre) structurent l'univers narratif. La deuxième saison est attendue, et Lin Hun est devenu une figure culte de la communauté donghua.

Link Click (时光代理人, Shíguāng Dàilǐrén, 2021), produit par le studio et diffusé sur puis sur Funimation et Crunchyroll, est le donghua qui a conquis les fans internationaux. L'histoire suit deux jeunes hommes capables de voyager dans le passé à travers des photographies pour modifier le cours des événements. Le récit, mêlant suspense, science-fiction et émotion, est d'une précision narrative rare, et la saison 2 (2023) a confirmé le statut de la série comme l'un des meilleurs donghua de la décennie.

Scissor Seven : le donghua sur Netflix#

Scissor Seven (刺客伍六七, Cìkè Wǔ Liù Qī, 2018), créé par , est une comédie d'action décalée sur un coiffeur amnésique qui est aussi un assassin raté. Le ton est absurde, les combats sont inventifs, et le mélange humour-émotion fonctionne à la perfection. En 2020, Netflix acquiert les droits internationaux, faisant de Scissor Seven l'un des premiers donghua à atteindre un large public occidental via la plateforme.


Bilibili : la plateforme qui propulse le donghua#

Le boom du donghua est indissociable de , la plateforme vidéo chinoise fondée en 2009, souvent décrite comme le « YouTube de l'animation chinoise ». Bilibili est née comme un site de fans d'anime japonais, mais s'est progressivement transformée en le principal producteur et diffuseur de donghua original.

La particularité de Bilibili est son système de , les commentaires flottants qui défilent en temps réel sur la vidéo. Ce dispositif crée une expérience de visionnage collective : les réactions des spectateurs (rires, larmes, exclamations) s'affichent directement à l'écran, transformant chaque épisode en un événement communautaire.

Bilibili finance directement la production de donghua originaux (Link Click, Fog Hill of Five Elements, The Daily Life of the Immortal King), agissant comme Netflix et YouTube réunis pour l'animation chinoise. En 2024, la plateforme comptait plus de 340 millions d'utilisateurs actifs mensuels et son catalogue de donghua dépassait les 4 000 titres.

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Donghua vs anime : deux traditions, deux esthétiques#

La comparaison entre donghua et anime est inévitable, mais elle mérite d'être nuancée. Les différences ne sont pas seulement stylistiques : elles sont culturelles.

Critère Donghua (动画, dònghuà) Anime (アニメ)
Racines culturelles Taoïsme, confucianisme, mythologie chinoise Shintoïsme, bouddhisme zen, culture samouraï
Genres phares Xianxia (仙侠, xiānxiá), wuxia (武侠, wǔxiá) Shōnen, shōjo, isekai
Technique dominante 3D ou hybride 2D/3D 2D traditionnelle
Source d'adaptation Webnovels (网文, wǎngwén), manhua (漫画) Manga (漫画)
Diffusion Bilibili (哔哩哔哩), Tencent Video, iQiyi Chaînes TV, Crunchyroll

Les thèmes : là où l'anime japonais puise dans le shintoïsme, le bouddhisme zen, la culture des samouraïs et les tropes du manga (shōnen, shōjo, isekai), le donghua s'ancre dans la mythologie chinoise, le taoïsme, le confucianisme et les genres littéraires proprement chinois : le , le et les adaptations de webnovels.

L'esthétique : le donghua contemporain tend vers des couleurs plus saturées, des décors inspirés de la peinture chinoise, et une préférence pour la 3D ou l'hybride 2D/3D, là où l'anime japonais reste majoritairement en 2D traditionnelle. Les combats de donghua privilégient souvent les mouvements d'arts martiaux chinois (kung-fu, tai-chi, wushu), tandis que l'anime utilise des conventions visuelles propres (speed lines, déformations expressives).

Le modèle de production : les donghua sont souvent financés par des plateformes de streaming (Bilibili, Tencent Video, iQiyi) et adaptés de webnovels publiés sur des plateformes comme ou . Le pipeline xianxia/wuxia, du webnovel au donghua en passant parfois par le manhua (漫画), est devenu un modèle industriel comparable à l'adaptation de manga en anime au Japon.


Le pipeline xianxia/wuxia : du webnovel à l'écran#

L'un des moteurs les plus puissants du donghua contemporain est l'adaptation de . Des plateformes comme hébergent des millions de romans en ligne, dont certains cumulent des milliards de lectures. Les genres xianxia et wuxia y dominent : des récits-fleuves de cultivateurs qui gravissent les échelons de l'immortalité, combattent des démons et nouent des romances cosmiques.

Les webnovels à succès sont d'abord adaptés en , puis en donghua, parfois en C-drama en prise de vue réelle. Ce pipeline est devenu un écosystème industriel : Battle Through the Heavens (斗破苍穹), Soul Land (斗罗大陆), A Record of a Mortal's Journey to Immortality (凡人修仙传) et Perfect World (完美世界) ont tous suivi ce parcours du webnovel à l'écran animé.

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La portée internationale : Crunchyroll, Netflix et au-delà#

Le donghua n'est plus confiné au marché chinois. Plusieurs plateformes internationales diffusent désormais des donghua :

  • Crunchyroll : Link Click, Heaven Official's Blessing (天官赐福), The King's Avatar (全职高手)
  • Netflix : Scissor Seven, The Daily Life of the Immortal King (仙王的日常生活)
  • Bilibili Global : plateforme internationale de Bilibili, disponible dans de nombreux pays
  • WeTV (Tencent) : Soul Land, Battle Through the Heavens, Perfect World

Les communautés de fans internationales se sont structurées sur Reddit (r/Donghua), MyAnimeList (où les donghua côtoient les anime dans les classements), Twitter/X et Discord. Les sous-titres en anglais, espagnol, français et portugais se multiplient, et certains donghua comme Link Click ou Scissor Seven ont désormais des fanbases qui rivalisent en taille avec celles d'anime japonais de milieu de gamme.


Vocabulaire du donghua#

  • : animation chinoise
  • : bande dessinée chinoise
  • : genre fantasy où des humains cultivent l'immortalité
  • : genre d'aventure de chevalerie et d'arts martiaux
  • : webnovel, roman en ligne
  • : animation à l'encre de Chine
  • : animation en papier découpé
  • : commentaires flottants sur la vidéo (spécialité de Bilibili)
  • : les cinq éléments (métal, bois, eau, feu, terre)
  • : le Roi Singe, personnage central de la mythologie chinoise et du donghua

FAQ#

Qu'est-ce que le donghua ? Le donghua (动画) est le terme chinois pour « animation ». Dans l'usage international, il désigne spécifiquement l'animation produite en Chine, par opposition à l'anime japonais. Le donghua couvre tous les formats : films, séries télévisées, ONA (Original Net Animation) diffusés en ligne.

Quelle est la différence entre donghua et anime ? L'anime désigne l'animation japonaise ; le donghua, l'animation chinoise. Au-delà de l'origine géographique, les différences portent sur les thèmes (mythologie chinoise vs mythologie japonaise), l'esthétique (influence de la peinture chinoise, usage plus fréquent de la 3D) et les modèles de production (webnovels adaptés vs mangas adaptés).

Quel est le meilleur donghua pour commencer ? Pour un film : Ne Zha (2019), spectaculaire et accessible. Pour une série courte : Scissor Seven, humour et action. Pour un thriller : Link Click, suspense et émotion. Pour de l'animation pure : Fog Hill of Five Elements, une claque visuelle.

Le donghua est-il disponible en dehors de la Chine ? Oui. Crunchyroll, Netflix, Bilibili Global et WeTV diffusent des donghua avec des sous-titres en plusieurs langues. De nombreux donghua sont également disponibles gratuitement sur YouTube.

Pourquoi le donghua utilise-t-il souvent la 3D ? Le recours à la 3D (ou à l'hybride 2D/3D) s'explique par des raisons économiques et industrielles : la Chine a investi massivement dans les technologies 3D, et la production 3D permet de réduire les coûts sur les séries longues (certains xianxia dépassent les 200 épisodes). Le style 3D chinois a considérablement progressé depuis les années 2010 et rivalise désormais avec les meilleures productions internationales.

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