Slam Dunk
Le manga de basket-ball de Takehiko Inoue, référence du sport en manga.
- Auteur
- Takehiko Inoue
- Manga
- 1990-1996 (Weekly Shonen Jump)
- Studio d'animation
- Toei Animation
- Genre
- Shonen, sport (basket-ball)
Slam Dunk est un manga de Takehiko Inoue publié dans le Weekly Shonen Jump de 1990 à 1996. Il suit Hanamichi Sakuragi, un lycéen turbulent qui rejoint l'équipe de basket-ball de son école. La série animée a été produite par Toei Animation à partir de 1993.
Slam Dunk est crédité d'avoir contribué à populariser le basket-ball au Japon et reste l'un des mangas de sport les plus vendus et les plus influents. Un film d'animation, The First Slam Dunk, est sorti en 2022.
Synopsis
Hanamichi Sakuragi est un lycéen de première année au lycée Shohoku, connu pour sa taille imposante (1m88), ses cheveux roux et son tempérament bagarreur. Rejeté cinquante fois par des filles, il rencontre Haruko Akagi, la seule fille a ne pas avoir peur de lui, qui l'encourage a rejoindre l'équipe de basketball. Motive uniquement par son beguiin pour Haruko et sa rivalite avec Kaede Rukawa, un prodige du basketball froid et populaire, Sakuragi rejoint l'équipe sans aucune connaissance du sport.
Sous la direction du capitaine Takenori Akagi (le frère d'Haruko), du meneur Ryota Miyagi et de l'arrière Hisashi Mitsui (un ancien champion revenu après deux ans d'absence), l'équipe de Shohoku vise le championnat national. Sakuragi, malgré son ego démesure et son ignorance des règles, révèle un potentiel athletique exceptionnel, notamment pour les rebonds. Le manga suit la progression de l'équipe à travers les tournois prefectoraux et nationaux, culminant avec le match légendaire contre Sannoh, l'équipe la plus forte du Japon, une confrontation considérée comme l'un des meilleurs arcs sportifs de l'histoire du manga.
Thèmes
Slam Dunk est une célébration de la passion, du travail et de la rédemption par le sport. Sakuragi incarne l'idée qu'il n'est jamais trop tard pour trouver sa vocation, et que le talent brut doit être forgé par l'effort et l'humilité. Mitsui représente la rédemption : après avoir abandonne le basketball par depit et sombre dans la delinquance, il revient les larmes aux yeux en disant au coach Anzai 'je veux jouer au basketball', l'une des scènes les plus célèbres du manga. L'œuvre valorise le collectif par-dessus l'individu et montre comment le sport peut transformer des adolescents en conflit en une équipe soudée. Inoue traite le basketball avec un réalisme technique remarquable, chaque stratégie et mouvement étant ancré dans la réalité du jeu.
Production
Le manga de Takehiko Inoue a été serialise dans le Weekly Shonen Jump de 1990 à 1996, totalisant 31 volumes et plus de 170 millions d'exemplaires vendus, ce qui en fait l'un des manga les plus vendus de l'histoire. L'anime de Toei Animation, diffuse de 1993 à 1996 (101 épisodes), a couvert les arcs prefectoraux mais n'a jamais adapte le tournoi national, se terminant avant le match contre Sannoh. Le film THE FIRST SLAM DUNK (2022), écrit et réalisé par Inoue lui-même, a finalement adapte le match Shohoku vs Sannoh en utilisant une animation 3D-2D hybride et en racontant l'histoire du point de vue de Ryota Miyagi. Le film a été un phénomène commercial, engrangeant plus de 250 millions de dollars au box-office mondial.
Impact culturel
Slam Dunk a eu un impact social mesurable au Japon : la federation japonaise de basketball a officiellement reconnu que le manga a provoqué un afflux massif de jeunes dans les clubs de basketball dans les années 1990. Les terrains de basketball de Kamakura, où se situe l'école Shohoku dans la fiction, sont devenus un lieu de pèlerinage pour les fans du monde entier, en particulier asiatiques. Takehiko Inoue est ensuite devenu l'auteur de Vagabond et Real, consolidant sa réputation de l'un des plus grands mangakas de l'histoire. La phrase de Mitsui 'Sensei, je veux jouer au basketball' (Sensei, basuke ga shitai desu) reste l'une des répliques les plus emblématiques du manga japonais. Le succès mondial du film de 2022 a prouvé la pertinence durable de l'œuvre, vingt-six ans après la fin du manga.
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