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Hangeul, kanji, pinyin, tons : dix questions sur la mécanique des trois langues, sans avoir besoin de les parler.

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Qui a fait créer l’alphabet hangeul, en 1443 ?

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  1. Question 1. Qui a fait créer l’alphabet hangeul, en 1443 ?

    • Le roi Sejong
    • Le roi Taejo
    • L’amiral Yi Sun-sin
    • Le moine Wonhyo

    Réponse : Le roi Sejong. Sejong le Grand promulgue le hunminjeongeum en 1446 pour donner une écriture accessible au peuple, jusque-là contraint d’écrire en caractères chinois. Les lettres consonantiques dessinent la position des organes de la parole : c’est un alphabet conçu, non hérité.

  2. Question 2. Combien de lettres compte le hangeul moderne ?

    • 14
    • 24
    • 40
    • 52

    Réponse : 24. Quatorze consonnes et dix voyelles de base, soit vingt-quatre lettres, combinées en blocs syllabiques. Les combinaisons doubles et diphtongues portent l’inventaire d’usage à une quarantaine de signes.

  3. Question 3. Combien de kanji d’usage courant (jōyō) sont officiellement listés au Japon ?

    • 881
    • 1 945
    • 2 136
    • 5 000

    Réponse : 2 136. La liste jōyō révisée en 2010 compte 2 136 caractères, contre 1 945 dans la version de 1981. Elle fixe ce qu’un adulte est censé savoir lire, et ce que la presse peut employer sans furigana.

  4. Question 4. Combien de tons compte le mandarin standard ?

    • Deux
    • Quatre, plus un ton neutre
    • Six
    • Neuf

    Réponse : Quatre, plus un ton neutre. Le mandarin distingue quatre tons, plus une syllabe atone dite neutre. Le cantonais en compte six, parfois décrits comme neuf selon la façon de traiter les syllabes fermées : c’est l’une des raisons pour lesquelles il paraît plus difficile à l’oreille.

  5. Question 5. À quoi sert le pinyin ?

    • Simplifier les caractères
    • Transcrire le mandarin en alphabet latin
    • Classer les caractères par clé
    • Noter la calligraphie cursive

    Réponse : Transcrire le mandarin en alphabet latin. Adopté en 1958, le hanyu pinyin note la prononciation du mandarin en lettres latines avec des signes de ton. Il sert à l’alphabétisation, à la saisie sur clavier et aux noms propres à l’international : c’est lui qui a fait passer Pékin à Beijing dans la presse anglophone.

  6. Question 6. À quoi servent principalement les katakana en japonais ?

    • Écrire les terminaisons grammaticales
    • Transcrire les emprunts et les onomatopées
    • Noter les noms de famille
    • Indiquer la politesse

    Réponse : Transcrire les emprunts et les onomatopées. Les katakana notent les mots venus de l’étranger, les noms scientifiques, les onomatopées et parfois l’emphase. Les hiragana, eux, portent la grammaire : particules, terminaisons de verbes et mots japonais sans kanji courant.

  7. Question 7. Quand les caractères chinois simplifiés ont-ils été officiellement adoptés ?

    • Dans les années 1910
    • Dans les années 1950
    • Dans les années 1980
    • Dans les années 2000

    Réponse : Dans les années 1950. La première liste officielle paraît en 1956, complétée en 1964. Taïwan, Hong Kong et Macao ont conservé les caractères traditionnels, ce qui fait coexister deux systèmes pour une même langue écrite.

  8. Question 8. Quel ordre des mots partagent le japonais et le coréen ?

    • Sujet - verbe - objet
    • Sujet - objet - verbe
    • Verbe - sujet - objet
    • Objet - verbe - sujet

    Réponse : Sujet - objet - verbe. Les deux langues placent le verbe en fin de phrase et marquent les fonctions par des particules postposées, ce qui rend la traduction de l’une à l’autre bien plus directe qu’avec le chinois, dont la structure sujet-verbe-objet est proche du français.

  9. Question 9. Que sont les furigana ?

    • De petits kana indiquant la lecture d’un kanji
    • Des signes de ponctuation
    • Des radicaux de classement
    • Des abréviations postales

    Réponse : De petits kana indiquant la lecture d’un kanji. Les furigana s’impriment au-dessus ou à côté du caractère, en hiragana. Ils servent aux lecteurs débutants, aux noms propres à lecture imprévisible et, dans le manga, à donner à un kanji une lecture décalée qui joue sur deux sens à la fois.

  10. Question 10. Combien de traits compte le caractère le plus complexe encore en usage courant en chinois ?

    • 16
    • 24
    • 30
    • 57

    Réponse : 57. Le biáng, qui ne sert qu’à nommer les nouilles biangbiang du Shaanxi, s’écrit en cinquante-sept traits dans sa forme traditionnelle. Il ne figure dans aucun dictionnaire officiel et se transmet par un poème mnémotechnique.