Mademoiselle (The Handmaiden)
Film sud-coréen réalisé par Park Chan-wook en 2016, thriller érotique situe dans la Corée des années 1930 sous occupation japonaise.
- Titre original
- Agassi
- Année
- 2016
- Réalisation
- Park Chan-wook
- Genres
- thriller, drame, érotique
- Durée
- 168 min
- Distribution
- Kim Min-hee, Kim Tae-ri, Ha Jung-woo, Cho Jin-woong
- Image
- Chung Chung-hoon
- D’après
- Fingersmith de Sarah Waters
Un escroc envoie une pickpocket se faire embaucher comme servante d'une riche héritière japonaise afin de la séduire et voler sa fortune, mais les alliances se reconfigurent de manière imprévisible. Adapté du roman Fingersmith de Sarah Waters, le film est salué pour ses rebondissements vertigineux, sa mise en scène somptueuse et son exploration audacieuse du désir féminin.
Présentation
Mademoiselle (Agassi) est un film sud-coréen réalisé par Park Chan-wook, sorti en 2016. Ce thriller érotique, adapte du roman Fingersmith de l'écrivaine britannique Sarah Waters, transpose l'action de l'Angleterre victorienne a la Corée coloniale des années 1930 pour créer une œuvre d'une audace narrative et visuelle saisissante.
Synopsis
Dans la Corée des années 1930 sous domination japonaise, le comté Fujiwara, un faussaire, élaboré un plan pour épouser la riche héritière japonaise Lady Hideko et s'emparer de sa fortune. Il place la jeune pickpocket Sook-hee comme servante de Hideko pour la manipuler. Mais au fil du temps, une relation passionnelle se développe entre les deux femmes, bouleversant complètement les plans du comté. Le récit se déploie en trois actes, chacun révélant une perspective différente sur les mêmes événements.
Adaptation et transposition
Park Chan-wook a transposé le roman victorien de Sarah Waters dans le contexte de la colonisation japonaise de la Corée, ajoutant une dimension politique et culturelle absente de l'original. Le conflit entre culture coréenne et culture japonaise, la question de la langue et de l'identité, enrichissent considérablement le récit. Le réalisateur a conservé la structure en trois parties du roman, chaque section offrant des revelations qui changent radicalement la lecture des événements précédents.
Mise en scène
Le film est une démonstration de virtuosité cinématographique. Park Chan-wook déploie une mise en scène luxuriante, entre le manoir japonais et sa bibliothèque aux trésors empoisonnes, les cerisiers en fleurs et les sous-sols secrets. La photographie de Chung Chung-hoon baigne le film dans des lumières chaudes et des couleurs saturées qui renforcent l'atmosphère sensuelle et dangereuse.
Thèmes
Le film explore le désir féminin, l'émancipation, la manipulation et le pouvoir. Les femmes, initialement objets des stratagèmes masculins, renversent la dynamique pour devenir les véritables maîtresses de leur destin. Le film aborde aussi la question de la pornographie et du mâle gaze, en construisant une œuvre érotique qui affirme le regard féminin.
Reception
Présente au Festival de Cannes 2016 hors compétition, le film a été unanimement acclame par la critique. Il a été un succès commercial considérable en Corée du Sud et à l'international. The Handmaiden figure régulièrement dans les listes des meilleurs films des années 2010.
Héritage
The Handmaiden est considéré comme l'un des films les plus aboutis de Park Chan-wook et l'un des grands films du cinéma mondial des années 2010. Son exploration du désir et de la liberté féminine a resoné auprès d'un public mondial, et le film est devenu une référence incontournable du cinéma LGBTQ+.